Lors de ces fameuses journées du patrimoine, nous voyons toujours les mêmes images à la télévision : des heures de queue devant Matignon,
Le Louvre, L’Elysée… Quelques visiteurs cependant décident chaque année d’aller voir ailleurs, à la rencontre de ces institutions moins connues et néanmoins passionnantes, elles aussi, exceptionnellement ouvertes au public. Parmi ces lieux, il en est un particulier en ce sens que la notion de patrimoine qui s’y rattache est tout à fait récente, et au combien fantasmagorique :
il s’agit du siège du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), situé au centre de Paris, en lisière du forum des Halles.

 

Ici, le visiteur vient découvrir ou approfondir ses connaissances sur l’Espace d’hier et de demain, tant il est vrai que celles-ci se construisent tous les jours, à l’instar d’autres domaines scientifiques.

Ce samedi-là, sous un ciel radieux, le CNES a ouvert ses portes à 11 heures du matin. Il y eut tout de suite du monde pour investir les lieux, et le flot ne s’est pas tarit jusqu’à la fermeture des portes, vers 19h30. En tout, plus d’un millier de visiteurs ont fait le déplacement. Il faut dire que l’équipe de l’Observatoire de l’Espace, chargée au quotidien de la politique culturelle du CNES, avait réuni pour l’occasion une superbe collection d’œuvres artistiques, d’objets scientifiques, d’archives audio et vidéo sur le thème de l’invention de l’Espace. Une dizaine de  témoins étaient présents pour répondre aux questions des uns et des autres, et tout l’après-midi, des conférences gratuites animées par d’éminents spécialistes (écrivains, historiens, physiciens, professeur de théologie…) ont transporté le public. « Face à ces néophytes ou ces amateurs éclairés, nous assouvissons une énorme soif de connaissance, nous entretenons le rêve, voire nous suscitons des vocations », assura l’un des médiateurs du jour.